Demain, mon père


Ce père que je n'ai su voir.
Dans les premiers instants du film, Olivier apprend la mort accidentelle de son père.
L’état de sidération dans lequel il est plongé à la suite de ce décès laisse place à la volonté de découvrir qui était son père « cet homme taciturne, peu loquace et dont l’univers tournait exclusivement autour de la pêche ».

Nous avons voulu déconstruire le mythe du père, souvent idéalisé en protecteur, homme fort mais juste.
Notre histoire personnelle mais aussi les témoignages que nous avons écoutés concordent pour dire que les relations filiales dénotent souvent une réalité complexe qu’il serait judicieux d ‘approfondir.
Alain, le père d'Olivier, ce personnage invisible, jamais porté à l’écran mais omniprésent dans la narration, sera l'élément déclencheur du voyage initiatique de son fils.
Le père est une énigme qu’Olivier va tenter de résoudre en enquêtant sur lui, notamment par l’intermédiaire de ses amis pêcheurs.
Olivier fidèle à son tempérament de jeune homme ouvert sur le monde, n’hésitant jamais à suivre toutes les pistes que le destin met sur son chemin , son jugement n’est pas arrêté, se laisse porter par les rencontres.
Il dispose de peu d'éléments concernant son père, il connaît peu sa situation personnelle, la communication semblait difficile entre ces deux protagonistes.

La facilité aurait été pour Olivier de se dire, mon père était absent, il s’en fichait de moi, c’est un égoïste et un salaud.
Seul Olivier derrière son allure un peu candide fera preuve de discernement et de subtilité.
Il apprendra de sa psychologie, de son caractère. qu’Il n'y a malheureusement pas de mode d’emploi pour être un bon père.
Olivier s’est construit sans amour paternel, non pas parce que son père ne l’aimait pas mais parce qu'il ne s'exprimait pas.
Nous avons voulu montrer les difficultés liés au langage et à la communication, au fond quelle différence y’a t-il entre ne pas être aimé et être aimé sans marque d’affection puisque dans un cas comme dans l’autre l’enfant éprouve de l’indifférence.

Immortaliser le père, une dimension spirituelle

Nous avons voulu rendre le père immortel, le muter sous une forme différente pour que le lien entre Alain et Olivier persiste à jamais.
Paradoxalement, la mort du père ne signifie pas la fin de ce qui les unissait mais au contraire le début d’une relation nouvelle, beaucoup plus forte que ce qu’ils avaient vécu lorsqu’Alain était vivant.
La dimension spirituelle et poétique de la réincarnation nous plaisait car elle servait notre propos.
Nous n’étions pas attaché à la conception stricto sensu de la réincarnation par les religions bouddhistes, car c’est avant tout la symbolique qui nous intéressait.
Certes il y avait une disparition physique mais c’est cela même qui a amorcé une pérennité et un nouvel intérêt d’olivier pour son père.
L’idée que le père se réincarne en poisson et d’une part logique puisque Alain était un pêcheur passionné de pêche.
En seconde lecture, le poisson était certes le symbole des premiers chrétiens mais un animal qui évolue dans l’eau.
Selon la formule alchimique ancienne « l’eau est ce qui tue et ce qui fait vivre », le début et la fin de toute vie, il était donc intéressant de conjuguer la cosmogonique des eaux avec les religions orientales car elles ont en commun une puissance de dégénérescence.

Produit et réalisé en 2021 à Metz et Nancy.

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Une production ARCANE

Ecrit et réalisé par : Jean Baptiste Thomas et Charles Fleurentin
Produit par : Charles Fleurentin
Assistant réalisateur : Miki Duplay
Image et lumière : Francois Calvier et Mika Sciotti
Son : Chiara Nardo
Maquillage et coiffure : Jeanne Meens
Mise en scène & décoration : Anaïs Courtois
Directeur de production : Indiana Lavinal
Régie générale : Gaspard Thiry & Marine Lucas

Assistant Réalisateur : Indiana Lavinal
Assistante plateau, Scripte : Mikaela Duplay
Chef Électricien : Mika Sciotti
Ingénieur du Son : Chiara Nardo
Maquillage & Coiffure : Jeanne Meens
Régie : Gaspard Thiry, Marine Lucas
Catering : Estelle Royer, Christie Fleurentin
Chef Décorateur : Anaïs Courtois, Florent Delcros
Chorégraphe : Maeva Houck
Montage : Charles Fleurentin, François Calvier
Montage Son : Inoa Kan, Émeline David
Assistant Montage Son : Stéphane Debien
Mixage Son : Inoa Kan
Étalonnage : Mika Sciotti
Graphiste : Lara Damiens
Communication : Gaspard Thiry

Making-Off : Clara Thym
Superviseur Pêche : David Bouteaudout
Matériel Image : Cinexo
Matériel Son : Clément Lemariey
Président Arcane : Jacques Fleurentin