Journal du tournage : jour 2

Ce jour-là, direction Nancy pour tourner une scène dans un parc et une autre dans l’appartement du réalisateur.

Etant originaire de Metz, toute l’équipe a dû se répartir en plusieurs voitures et faire le trajet pour Nancy, où nous allons tourner une scène d’introduction de « Demain, mon père » dans le parc de la Pépinière.

Pour tourner une scène dans un parc public, il faut avant toute chose avoir une autorisation de la Mairie. Mais ce n’est pas tout, car pour tourner des plans drones (ce que nous allons faire), il faut aussi obtenir l’autorisation de la préfecture.

Armés de toutes ces formalités et de notre matériel, nous commençons cette vaste opération vers 8 heures du matin.

Pour installer brièvement le décor (jeu de mots), cette scène consiste à mettre en scène le personnage principal en train d’effectuer un service civique de nettoyage d’espace public. L’idée est de montrer la solitude et la morosité du personnage, qui n’est pas particulièrement passionné par ce job.

Les photos seront plus explicites.

Le parc est grand, les chemins de passage sont très larges et longs.

Une fois les figurants sur place (suffisamment pour créer de l’activité autour du personnage), les prises au drone commencent. Niveau équipe technique, tout se passe bien.

Mais à nouveau, il faut bloquer la circulation piétonne. Cette fois, ce n’est pas pour éviter une fenêtre, mais toute une allée de parc.

La méthode diffère donc de la veille : Cacher vous derrière les arbres au niveau des intersections des chemins, et bloquer le plus discrètement possible toute personne remontant ou croisant l’allée principale, du moins ceux rentrant dans le champ de la caméra.

La scène est longue à prendre, on recommence plusieurs fois. Dans un froid bien lorrain (humide et douloureux), tout le monde reste le plus patient possible.

Les figurants sont motivés : ils doivent attendre avant de figurer dans la scène les concernant, marchent sur une longue allée sans vraiment savoir à quel moment s’arrêter, … Ils ont tenu bon.

C’est comme cela que de 8h à 12h, nous tournons 3 plans différents dans le parc de la Pépinière de Nancy.

Sans vouloir être dramatique, je précise que ces scènes ne seront pas gardées dans le montage final, pour des raisons de rythme du court métrage, ce qui est toujours une décision difficile à prendre car chaque scène, chaque plan est une aventure à part entière et l’énergie investie dans celles-ci crée inévitablement un attachement.

L’après-midi, nous tournons une scène qui deviendra la scène d’ouverture du court métrage. Olivier apprend dans sa cuisine, par un coup de téléphone de sa grand-mère, que son père est décédé.
Malgré la simplicité de ce genre de scène aux premiers abords, on a fait face à quelques complications.

Déjà, toute l’équipe s’est entassée dans l’appartement pendant que la cuisine était occupée pour le tournage. Tous complètement exténués d’hier et de ce matin, le salon ressemble à un véritable squat où quelques mandarines partagées nous apportent un peu de force et de réconfort et où chacun s’endort dans des positions toujours plus complexes.

L’installation de la scène se complique. Il faut fixer un grand rideau rouge devant une fenêtre avec une barre de rideau de douche trop petite. Bon, finalement une solution plus simple a été trouvée grâce à une équipe technique au top de l’ingéniosité. La fatigue rend difficile le jeu de l’acteur et les prises se multiplient, mais finalement c’est dans la boîte à force d’efforts et d’ajustements.

Le départ est compliqué, on met du temps à trouver certains matériels, on est toujours très fatigués, et 1h30 de route nous attend.

Finalement nous rentrons vers 20h-21h et ne tardons pas à tous nous endormir dans de bonne conditions cette fois.

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